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Revendications
Le 1 er février 2007, une augmentation de 0,3% en plus des 0,5 prévus a été décidée par le Ministère...
Valeur du point brut 4,533 €
Loin de compenser la hausse des prix et la baisse du pouvoir d’achat, mobilisons-nous
Le 08 Février, les hospitaliers se sont mobilisés dans la grève et les manifestations!
Le dogme de la rentabilité financière pèse lourdement sur l’emploi, les salaires, les qualifications et l’investissement.
La dégradation continue du niveau des salaires, toutes catégories de salariés confondus, la détérioration du pouvoir d’achat côtoient l’ascension indécente des profits.
Dans la fonction publique hospitalière comme dans toutes les fonctions publiques, les critères de rémunération calés sur les notions de performance et de mérite se développent par l’entrée croissante de recrutements d’agent et principalement de cadres en CDI, et le recours à la surprime.
L’idée que toutes les catégories de salariés sont concernées par la dégradation du pouvoir d’achat voir par la précarité, se développe dans les conversations entre agents, mais quand il faut une réelle mobilisation il n’y a plus personne et tous ceux qui étaient présents à la manif du 8 février 2007 ont pu s’en rendre compte.
En effet, les chiffres parlent : 5,25% de grévistes pour l’ensemble du CHU soit environ 250 personnes. Que faire ? Si vous avez une solution…
Au delà de la défense et du développement du pouvoir d’achat, de la reconnaissance des qualifications, la bataille en cour pose l’enjeu d’un salaire qui soit bien fondé sur les socles collectifs que sont le point d’indice et la grille de rémunération, fondements d’un statut de la Fonction Publique garantissant l’égalité d’accès au service public.
Au 1er juillet 2006, le minimum fonction publique était de 1255 euros mensuels bruts (soit 1059 €) nets ce qui correspond à moins d’un euro au dessus du SMIC brut.
La Fonction Publique Hospitalière comme toutes les autres est frappée par l’affaiblissement continu du point d’indice. Depuis juillet 2006, la perte du pouvoir d’achat de celui-ci par rapport à 2000 s’élève à 5,70% de sa valeur sur l’indice INSEE.
Contrairement aux prétentions gouvernementales, la progression de carrière (quand elle existe) ne permet pas de compenser cette perte de pouvoir d’achat.
L’état des lieux des rémunérations dans la FPH démontre l’urgence de la mobilisation permettant de mettre un coup d’arrêt aux politiques du gouvernement actuel et de demain visant à individualiser les salaires et à affaiblir les garanties statutaires même si celles-ci ne sont en effet pas visées en tant que telles, mais bien parce qu’elles constituent une garantie de pérennité du service public et de l’égalité d’accès des usagers à celui-ci.
Externalisations et privatisations sont chroniquement précédées par des attaques contre les garanties statutaires et l’emploi public.
La CGT revendique la garantie du pouvoir d’achat du point d’indice et le rattrapage du contentieux salarial accumulé depuis 2000, une refonte ambitieuse de la grille indiciaire, la reconnaissance des qualifications, le déblocage des carrières et des promotions ainsi qu’un plan ambitieux de résorption de la précarité.
Les luttes se construisent sur des revendications concrètes que sont les salaires, l’emploi, les conditions de travail et les missions. Elles remettent fondamentalement en cause les logiques libérales que le MEDEF et les gouvernements entendent amplifier et poursuivre.
Sur le CHU de Nantes le travail qui nous incombe est grand de par la passivité des agents face à toutes ces réalités…
Y.C.
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