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Communiqué de presse du 16 avril 2007
Suite aux propos tenus par Monsieur Frédéric DEBONO, l'un des nouveaux propriétaires du château de la Droitière (ex propriété du CHU de Nantes) dans un quotidien de la Presse locale du 11 avril 2007, je souhaiterais apporter quelques réflexions en vous précisant que j'ai commencé ma carrière hospitalière sur ce site en juin 1979 et que je suis responsable CGT du secteur gériatrique du CHU de Nantes depuis cette date.
Tout d'abord contrairement à ce qu'évoque Monsieur Frédéric DEBONO sur les raisons de la fermeture de cet hôpital, hormis la partie château, l'hôpital était bien aux normes de sécurité et était régulièrement surveillé dans le cadre de la législation. Le site comptait un bâtiment de 150 lits pour personnes âgées dépendantes et un autre de 124 lits de convalescence qui ont été déplacés sur le site de l'hôpital St Jacques le 29 octobre 1990. ce bâtiment a été laissé à l'abandon jusqu'en février 2000 date de fermeture définitive de la Droitière après une lutte douloureuse, mais justifiée des personnels et de notre syndicat, lutte qui a duré 10 années.
La fermeture de la Droitière a été en fait un véritable sabotage orchestré par des hommes politiques de notre département avec en tête Monsieur Jean-Marc Ayrault, président du conseil d'administration du CHU de Nantes. Elle faisait partie d'un processus de fermeture totale des établissements de la Seilleraye (Carquefou) et de la Placelière (Château Thébaud). Notre lutte a permis le maintien et la rénovation de ces hôpitaux.
Je parle précédemment d'une lutte justifiée. En effet, alors quand 1990 le département de Loire Atlantique comptait un déficit de 1000 lits pour l'accueil des personnes âgées dépendantes (chiffre du Conseil Général de l'époque) en 2000, on comptait ce même déficit, mais pour Nantes et son agglomération. Personne ne pouvait ignorer cette progression puisqu'en avril 1994, une enquête menée par l'Auran (Agence d'études urbaines de l'agglomération nantaise) faisait apparaître une progression de 22 % des personnes âgées de plus de 75 ans entre 1988 et 1990, et ce, simplement pour l'agglomération nantaise. Cette agence estimait également que le nombre des personnes âgées de 75 ans et plus passerait de 28000 à 42000 entre 1990 et 2010 et que le nombre des personnes âgées dépendantes augmenterait de plus de 3000 personnes (+48 %) passant de 6400 à 9500. On imagine alors les besoins sur l'ensemble du département.
Au lieu de créer des lits et par delà de l'emploi, des politiques faisaient le choix de fermer une structure, sous des prétextes plus ridicules les uns que les autres et sous couvert d'une pseudo humanisation des services gériatriques dont on mesure les graves conséquences aujourd'hui. Je préciserai que 8 mois en moyenne est le délai d'attente pour le placement d'une personne âgée dépendante et qu'un nouveau problème vient se greffer c'est celui de l'accueil de personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. Elles occupent aujourd'hui 70 % des 534 lits de gériatrie…
" Gouverner c'est prévoir" disait Émile de Girardin
Claude JUBINEAU
PS : La Droitière (23 hectares de parc) a été vendue pour 914000 euros. Le Conseil Général a offert une subvention de 150000 euros aux nouveaux propriétaires pour la construction d'un hôtel 3 étoiles sur le site. Le secteur gériatrique aurait bien besoin d'une telle somme…
PATRIMOINE de MAUVES-SUR-LOIRE
( Sources: info.bretagne.com )
le château de la Droitière (XVIII-XIXèmle siècle). Propriété de Thiercelin, officier de la marine royale au XVIIIème siècle, puis de la famille Guillet de La Brosse en 1784 (suite au mariage, en 1783, de Marie Flore Thiercelin avec François Guillet de La Brosse (1742-1826)). Il est remanié en 1788 (date gravée sur le tuffeau, au-dessus de la porte d'entrée) par François Guillet de La Brosse avant de passer en 1868 entre les mains de Victor Fleury, banquier à Paris et époux de Mathilde Verne, sœur de Jules Verne qui fait de nombreux séjours au domaine de La Droitière. La famille Fleury y fait ajouter deux pavillons latéraux en 1878. Fleury Victor remplaça même au fronton du monument, les armoiries des Thiercelin, par un grand "F". François Guillet perd son épouse dès le 6 octobre 1791 et reste avec ses deux enfants : Julien et Augustin. Le premier aura pour sa part La Droitière, et le second, les Ardennes, en Sainte-Pazanne. Julien de La Brosse donne à La Droitière de très belles réceptions. Victoire Guillet de La Brosse, née en 1824, se marie en 1842 avec le comte Charles de Montsorbier, originaire des Essarts en Vendée. La plaque foyère placée dans la cheminée de l'actuel parloir rappelle ce ménage qui a une fille, Victoire de Montsorbier. Cette dernière épouse en 1861, à 17 ans, le vicomte Arthur de Cornulier qui dilapide en peu de temps une grosse fortune. En 1865, il vend La Droitière à Victor Fleury, époux de Mathilde Verne. Victor Fleury est né en 1828 à Saint-Amand-les-Eaux (département du Nord). Il est banquier à Paris et épouse Mathilde Verne en 1861. Victor Fleury est maire de Mauves de août 1870 jusqu'à son décès le 23 octobre 1886. La Droitière appartient à cette époque en communauté à lui et à son frère, Jules Fleury, agent de change à Paris et ce dernier meurt à La Droitière en 1907 à l'âge de 81 ans. C'est la nièce de M. Jules Fleury qui hérite du domaine. Elle épouse M. Douault dont elle aura trois fils. Vers 1930, la Droitière est cédée à M. Gosseling qui fait aménager des écuries pour ses chevaux de courses. En 1932, La Droitière est vendue et l'édifice sert d'établissement hospitalier (Maison de convalescence) depuis cette date ;
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