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Combien ça va
ENCORE coûter ?
Le 2 octobre courant, le syndicat CGT du CHU de Nantes éditait un tract portant comme titre : « Combien ça coûte ? ». Nous y dénoncions les budgets au rabais consentis par l’Etat aux hôpitaux publics. Nous condamnions les logements de fonction qui sont de plus en plus nombreux au CHU de Nantes et dont l’entretien provient des fonds de la Sécurité Sociale.
A titre d’exemple nous relations le gâchis qui avait été réalisé lors de la création d’une aire de stationnement à l’hôpital Laënnec pour desservir l’héliSMUR durant les travaux réalisés en ce moment à l’Hôtel-Dieu. En effet, située près de l’internat de l’hôpital Laënnec cette aire de stationnement ne convenait pas aux internes au motif que l’hélicoptère fait du bruit. La direction avait donc pris acte et donné satisfaction aux internes.
Rappelons que cette aire de stationnement a coûté 20 000 Euros (réalisation financée une fois de plus par … la Sécurité Sociale).
Aujourd’hui, l’affaire se corse ! Jugez plutôt. Lorsqu’un particulier fait réaliser des travaux par une entreprise, le cahier des charges précise qu’il y a des pénalités de retard si la réalisation du chantier n’est pas terminée en temps et en heure. Si c’est le cas, le constructeur doit s’y soumettre.
C’est identique pour ce qui est du CHU de Nantes avec la construction de l’héliSMUR et du futur SAMU. Les pénalités ne sont pas à sens unique.
Si l’hôpital est fautif d’un retard pris dans la construction c’est lui qui est assujetti aux pénalités.
D’après nos sources, le fait de ne pas avoir mis en service l’aire de stationnement à l’hôpital Laënnec a des répercussions directes sur le chantier de l’Hôtel-Dieu. L’entreprise refuserait d’installer la grue (flèche d’environ 60 mètres) tant que l’hélicoptère du SAMU reste à l’Hôtel-Dieu. Chacun comprendra qu’il y a des risques pour des raisons de sécurité. Il faut donc trouver une autre solution. Toujours d’après nos sources, une solution serait trouvée pour le mercredi 18 octobre mais les pénalités pour le CHU sont considérables ! 10 000 (dix mille) Euros par jour de retard soit un total de 60 000 Euros !
Encore d’après nos sources (vérifiables), une rénovation complète de la «conciergerie» située à l’entrée de l’hôpital Laënnec est programmée pour qu’elle puisse accueillir les pilotes qui travaillent en 12H/12H. Une société a été contactée en urgence ce matin pour qu’elle réalise les travaux (réfection du sol au plafond en passant par la salle de bain et la chambre destinée aux pilotes), sans compter l’installation des matériels informatiques nécessaires aux travail des pilotes.
D’après vous, qui va payer la note ? Une fois de plus les fonds de la Sécurité Sociale par le biais du budget de l’hôpital. Au fait, un poste d’aide-soignant(e) (charges sociales comprises) représente 40 000 Euros par an. Avec la construction de l’aire de stationnement qui n’a servi à rien (pour l’instant…), les pénalités de retard et la rénovation complète du logement… cela représente pas moins de trois postes d’aide-soignant(e)s !
Ce n’est pas le même budget nous rétorquera la Direction. Sans doute ! Mais à la base c’est l’argent des contribuables qui est dilapidé… et ça, c’est la réponse que la CGT fera au Directeur Général s’il daigne la recevoir comme elle l’a demandée.
Nantes, le 12 octobre 2006 – 14H00.
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